Accroître ses Connaissances
Le Partenaire Espagnol : Le Conseil d’Administration de la fondation Ramon REY ARDID, créée en 1991, est composé de représentants de l'action sociale, de l'action pour la santé et de l’éducation, d’universitaires et de syndicats, de familles d'usagers et de confédérations d'entreprises. Sa mission est de réaliser l'insertion et l’intégration de toute personne présentant des difficultés de type intellectuel et/ou en très grandes difficultés. Le principe fondamental qui la régit est celui de la citoyenneté qui revient de droit à toute personne, même diminuée, qui requiert un accompagnement global et individualisé dans la continuité afin d'améliorer sa qualité de vie et son intégration dans la société. Les domaines de compétences de la fondation sont ceux de la formation, de l'intégration et de l'insertion par l'emploi. Les publics concernés sont autant les enfants que les adultes et les personnes âgées. Pour ce qui concerne l'accompagnement éducatif, cette association est habilitée par :
Dans sa dimension :
L’intérêt de ce partenaire réside non seulement dans la multi-appartenance de ses composantes administratrices mais aussi dans sa participation active et concrète : - à l’élaboration, au sein d'une communauté de communes, d'un projet d’inclusion et de développement territorial, - à une réflexion concertée en terme de réseau national, - à une expérience universitaire menée dans le cadre du Plan National de Recherche et de Développement (approche systémique, plan de service individualisé et système organisé). Le Partenaire Français, Promoteur du projet : Le Conseil d'Administration de l'Association Savoir et Compétence, créée en 1990, est composé de responsables de centres de formation, de centres de rééducation professionnelle, de chefs d'entreprise et d'universitaires. Son objet social est la formation, l'étude, le conseil et l'expertise pour l'insertion et le maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés. Dans chacune de ses actions, Savoir et Compétence s'appuie sur des principes tels que, le respect des identités et des différences, la définition des contributions, la contractualisation des objectifs, le travail en réseau et l'implication des entreprises. Pour ce qui concerne l'éducation et la formation, Savoir et Compétence est : - agréée par le Ministère du Travail et de la Formation Professionnelle pour la formation des adultes, - habilitée par l'Agence Nationale pour l'Emploi, - conventionnée par le Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle pour la formation et l'accompagnement des jeunes.
Savoir et Compétence intervient sur l'ensemble du territoire français et européen pour des actions : - de conseils et d'ingénieries sociales : * Héraclès (bilan ,formation, insertion, sortie du milieu protégé pour des adultes handicapés mentaux) * Hermès (formation, insertion, évitement du milieu protégé pour des jeunes handicapés mentaux) - de coordination de projet européen (LEONARDO START, HORIZON CREATIF et ACCES ARIADNE) ; - d'éducation et de formation de jeunes et d'adultes handicapés. En Alsace, Savoir et Compétence est un intervenant reconnu en matière de bilans, formations et insertion de jeunes et adultes handicapés. L'intérêt de ce partenaire, promoteur du projet, réside principalement dans ses expériences en termes de : - coordination de réseau transnational, - mise en œuvre d'actions nationales de bilan, de formation, - d'élaboration d'outils pédagogiques, - de publication en partenariat avec des universitaires.
Le Partenaire Italien est une institution publique du Sud (Région des Pouilles) de 17000 habitants impliquée dans la recherche de réponses à ses problèmes d'inclusion sur un territoire qui présente le plus fort taux de chômage de l'Europe entière. Les causes de cette situation font état d'insuffisances du niveau scolaire des personnes mais aussi de l'incapacité d'un marché du travail à absorber l’offre de main d'œuvre locale. Ses interlocuteurs sont essentiellement le Ministère du Travail et de la Prévoyance Sociale et les Organisations Publiques Régionales (écoles, Service National Socio-Sanitaire,…) pour cette communauté qui veille à la formation initiale de ses intervenants, qui réfléchit à la création d'une agence de développement et à l'individualisation des réponses apportées en terme de parcours, de critères d'intégration dans le monde du travail et de mobilisation du territoire. Cette ville initie en terme de services offerts (coopératives sociales, par exemple), développe le dialogue entre la personne fragilisée et les entreprises et organise l'offre associative locale. Dans sa dimension : - territoriale, la ville de TORREMAGGIORE fait partie d'une communauté de communes qui totalise environ 100 000 habitants, - régionale, la ville a pour interlocuteurs privilégiés l'ensemble des instances publiques, - transnationale, la ville a déjà participé aux programmes communautaires ADAPT, INTEGRA et HORIZON avec des pays du nord et sud Europe. L’intérêt de ce partenaire réside essentiellement dans le fait qu’il a quasiment toutes latitudes à initier des réflexions mais également des instances de concertation, voire des expérimentations, en terme de territoire local, y compris avec les écoles et collèges par agréments après vote du Conseil Municipal.
Description, But, Objectifs et Orientation thématique du projet 1er constat Le problème du niveau des acquisitions, posé en terme de connaissances générales, a fait l'objet d'un certain nombre d'études statistiques quelle que soit la typologie des publics fragilisés (femmes, jeunes sans formation, jeunes sous protection, plus de 50 ans, demandeurs d'emplois de longue durée, handicapés, étrangers,…) et a conduit, dans un récent passé encore, à l'instauration de “ mesures adaptées ” (en France notamment avec le Crédit Formation Individualisé, PAQUE, TRACE…) ou de “ programmes européens spécifiques ” (NOW, INTEGRA, HORIZON) qui ont eu pour objectifs essentiels de tenter de répondre collectivement à des problématiques plus liées aux publics qu'à l’analyse des causes originelles, mesures multiples et variées trop souvent dépendantes du financeur à l'origine de la mise en place de telle ou telle autre action (Protection Judiciaire de la Jeunesse, par ex). 2ème constat Les différentes pratiques européennes au quotidien recensent un certain nombre de lacunes élémentaires en terme de savoirs (culture générale et acquis basique) et de savoir-être (comportemental, social, environnemental, organisationnel -mobilité, autonomie, initiative-...) d'où émane la raison première de la difficulté à inscrire les publics fragilisés dans des cursus de formation qui reste l'insuffisance des pré-requis et la difficulté à conduire des groupes de travail trop hétérogènes dans leurs composantes et dans leurs contenus. Autre raison largement invoquée, celle de la notion de temps, préalable nécessaire à tous ces publics. 3ème constat Les réussites, en nombre beaucoup trop insuffisant, s'appuient sur des parcours individualisés dans des situations qui tiennent compte, au premier rang, des choix de la personne sans toutefois occulter son environnement immédiat. Tous les acteurs européens s’accordent à reconnaître l'incontournable nécessité de l'individualisation des trajectoires. ACRE se situe en aval des préconisations issues du projet européen PIC Emploi HORIZON intitulé ACCES-ARIADNE mené de juillet 1997 à décembre 1999 : - à l'échelon national, avec les ADAPEI 33, 49 et 67, avec l'association AN TREIZ (29), la Mutualité de la Fonction Publique (Centre de la Gabrielle 77) et le promoteur SAVOIR et COMPETENCE (Strasbourg), - à l'échelon transnational avec la Belgique (AIGS Liège), avec l’Espagne (Fundacion REY ARDID Zaragoza), avec l'Italie (Città di Torremaggiore, province de Foggia) et avec le Portugal (Centres Psychiatriques ou Etablissements du Ministère de la Santé Mentale à Coimbra, Evora, Lisbonne et Porto). Le groupe dans ses dimensions nationale et transnationale s'est interrogé, à partir de ses propres pratiques mais également de ses diagnostics, sur les méthodologies, les outils et les évaluations développées dans le cadre : - des systèmes de formation appropriés et ouvert aux environnements, - du transfert et de l’enrichissement des ressources humaines, - des compétences à développer en situation d'emploi, - de la mobilisation des territoires. En s'appuyant sur un réseau de trois partenaires témoignant d'une volonté d’engager ensemble une réflexion communautaire, une homogénéité des besoins –malgrè la diversité structurelle de ses niveaux d'interventions- a pu être repérée dans le cadre des freins à l'insertion socio-professionnelle pour des publics dits en difficulté, notamment pour tout ce qui concerne le niveau scolaire peu, ou pas, adapté aux exigences du marché de l'emploi. Il s'agit donc : - d'inciter les adultes à une démarche individuelle de recherche d'offre éducative par la participation à des activités d'apprentissages tout au long de leur vie, - de favoriser l'acquisition ou l’actualisation de compétences à toute personne soucieuse d’accroître sa capacité d'insertion professionnelle mais dépourvue de connaissances et de qualifications de base. La volonté des acteurs européens du projet ACRE est bien de partager un ensemble de constats aux fins de définir des réponses communes qui guident des expérimentations nationales. Notre volonté est d'impulser la réflexion du niveau de la Communauté Européenne jusqu'aux niveaux nationaux et d’étudier l’accessibilité aux schémas retenus, pour des pays tiers intéressés par cette démarche. Le projet ACRE, dans sa dimension européenne, a pour vocation de permettre à des publics insuffisamment dotés de connaissances élémentaires d'accéder aux apprentissages tout au long de la vie, par :1. la mise en place de services d'information et de soutien à l'intention des apprenants adultes et des prestataires de services dans le domaine de l’éducation des adultes. Ce service d'accueil devrait avoir pour mission de guider toute personne à la recherche d’une information et de l'assister pour construire un parcours personnalisé adapté à ses capacités et aux réalités du marché, pour autant que sa finalité soit l’emploi. Il doit savoir appréhender l’intégralité des dispositifs et des ressources d'un territoire préalablement défini pour mobiliser, dans le cadre du partenariat local, un ensemble de moyens et d'appuis techniques. Par défaut, il devra pouvoir développer des potentialités d'ingénierie en initiant des formules adaptées au plus près des besoins de la personne. 2. l’incitation des adultes à engager une démarche individuelle de recherches d’apprentissages. Il s'agit ici, à partir de capacités repérées, de permettre le réapprentissage des savoirs de base à toute personne qui en fait la demande (verbalisée ou non) et qui présente des difficultés à lire, écrire, compter, raisonner logiquement, communiquer (y compris dans ses comportements), traiter des informations pour parvenir aux connaissances et compétences nécessaires à l’apprentissage des éléments de base de toute culture professionnelle. la conception, l'échange et la diffusion d'approches novatrices et de pratiques usuelles. C'est à partir des pratiques usuelles répertoriées chez chacun des pays partenaires qu'il va être tenté d'apporter une contribution enrichissante en terme d'échange des approches. Le but du projet ACRE est bien de repérer chez les partenaires des méthodologies jugées intéressantes pour les expérimenter sur un territoire national afin, ultérieurement, de dégager des modèles communs d'interventions pour une construction de parcours « à la carte ». L’intérêt du projet ACRE nous semble clairement s’attacher au fait qu’il a la chance de partir d’un terrain neuf inexploité par un passé institutionnel lié à un contexte législatif ou à une habitude des pratiques de par les profils professionnels des acteurs. L'aide aux personnes les plus en difficulté, et notamment celles qui sont , ou ont été, en rejet du système éducatif, nécessite une pédagogie et des moyens adaptés vers des connaissances essentielles. Une prise en charge individualisée est donc indispensable pour ne pas générer de l’exclusion et/ou des phénomènes de rejet par la société. Le projet ACRE, dans sa dimension européenne, a pour volonté de lutter contre les discriminations de toutes sortes en favorisant l'inclusion par l'égalité des chances. C'est pourquoi, les modalités d’interventions des acteurs ne devront pas s'attacher aux contextes spécifiques des typologies différenciées (même s'il faut les repérer en tant que telles pour mieux les accompagner) mais travailler à l'individuation.
Dans le projet ACRE, les caractéristiques de la population (femmes, handicapés, exclus, étrangers,…) importent peu puisque les trois partenaires ne sont pas confrontés aux mêmes problématiques. Seul demeure l'intérêt pour l'individu qui formule le souhait d'accroître ses connaissances ou de réinvestir ses acquis antérieurs afin de développer ultérieurement des compétences de qualification à valider.
ATTENDUS du projet Outre la mise en place logistique d’un service d'information et de soutien, les travaux doivent conduire -en terme de réalisation finale- à l'élaboration d'un schéma de modes d'interventions concerté par les trois partenaires et conçu sous la forme d'un pré-réseau européen qui aura, pour volonté affirmée, d’étendre les dispositifs préconisés. En terme de production finale, le projet ACRE prévoit la réalisation d'une banque de données (sur les contenus du projet, les méthodes, les législations, la mobilisation du partenariat local) et d'un réseau télématique développé en quatre langues (anglais, espagnol, français, italien) qui permettra : - aux trois partenaires, de faire évoluer -même après la fin des travaux- le schéma concerté des modes d'interventions, - aux autres pays européens de comparer leurs méthodologies d'interventions et d'enrichir, par des pratiques intéressantes, les modèles communs dégagés, à partir de l'analyse initiale des besoins des personnes et des réponses apportées en l'état, des diagnostics menés avec les personnes inscrites sur le dispositif expérimental et des travaux de coordination au sens européen du terme. PUBLICS Le projet ACRE concerne, toute personne sortie du système éducatif, se trouvant en situation de difficulté d'insertion et/ou d'intégration, homme ou femme, et ayant à surmonter un handicap -reconnu ou non par les commissions spécialisées- qui génère des situations multiples et complexes ne favorisant pas -d'emblée- une accessibilité à l'emploi ou aux différents dispositifs de renforcement des acquisitions, tant en terme de culture générale qu'en celui de comportements. a. les apprenants adultes ayant des besoins spécifiques en matière d'éducation, b. les personnes dépourvues de connaissances et de qualifications élémentaires, c. les adultes vivant dans des régions rurales ou défavorisées ou désavantagées pour des raisons socio-économiques. L'expérimentation, qui veillera dès le début de la deuxième année à mettre 15 personnes (par pays participant) en situation, part d'un préalable dans la durée avec des phases repérées pour permettre une acquisition progressive de connaissances cognitives. Le Projet A.C.R.E. et ses Plus-Values Au nombre de trois, il est possible d’énumérer : - l' originalité de la déclinaison de la réflexion initiée à partir du niveau européen, - le contexte qui permet d'envisager un partenariat mixte, en terme de structures (publique et associative) d'accueil de publics en difficulté, de collectivité(s) locale(s) et d'organismes de formation, - la continuité induite par la complémentarité active des travaux à mener dans le cadre d'un autre projet à présenter sous LEONARDO II dans l'action Projets Pilotes Approche et Organisation du projet Il n'est pas inutile de réaffirmer une fois encore ce préambule nécessaire à l'exposé qui suit : le projet ACRE, qui se réfléchit au niveau européen et se réalise au niveau des sites nationaux, s'intéresse à la spécificité des parcours à partir du niveau repéré des connaissances et non de la typologie des publics. Toute personne identifiée comme étant à la recherche d'un parcours d’apprentissages initial, voire de réapprentissages, peut être dirigée vers le service d'information et de soutien qui aura pour mission d’identifier les besoins et d’adapter les réponses à apporter. l'individuation étant le maître-mot, il ne peut y avoir à proprement parler de méthodes et d'approches conceptualisées par avance. C'est bien là que réside l'originalité de ce projet qui va construire des hypothèses de travail communautaires à partir des situations diagnostiquées et qui va tenter ultérieurement, par une synergie commune aux trois pays partenaires, de préconiser un modèle commun de schémas d'interventions. Les pratiques repérées comme intéressantes et porteuses de potentialités d'extension seront expérimentées dans le (voire les) pays où elles ne sont pas encore mises en pratique. Les retours d'observations feront l’objet de schémas concertés en vue de préconisations ultérieures à diffuser. Les contenus et attentes des échanges nationaux, échelonnés sur l’ensemble des trois années que durera le projet ACRE, seront reproduits pour chaque pays, puisque réfléchis et initiés à partir du groupe européen de coordination. La complémentarité des uns et des autres doit naître de l'analyse des réponses actuellement apportées et des solutions novatrices générées par les échanges de pratiques développés par les opérateurs européens du projet ACRE. Le coordinateur du projet ACRE pourra participer aux échanges nationaux des sites espagnol et italien en apportant, sur leurs demandes, une contribution aux travaux de dissémination qu'ils entendront mener sur leur territoire. Il aidera à l’analyse des constats et aux réflexions qui en découleront.
Programme de travail
La 1ère Année (février 2001 – janvier 2002) est destinée à la préparation de la mise en place des services d'information et de soutien (un, ou plusieurs, à titre expérimental sur le territoire local ou régional de chacun des 3 partenaires). Rencontre Transnationale (4 jours) –février 2001- A partir des exigences requises pour les apprenants adultes en matière d’éducation, chaque site européen présentera les dispositifs d'accueil tels qu’ils existent dans son pays dans le contexte économique et dans la réalité géographique en partant de l'ensemble des besoins des personnes répertoriés, des données statistiques, des freins et obstacles identifiés,... Ensemble, les 3 partenaires veilleront à comparer les modes d'approches, les méthodologies de soutien existants ainsi que les réponses apportées en l'état. Ils travailleront également au repérage des pratiques européennes intéressantes à expérimenter au cours de la deuxième année. A partir de ces présentations, les partenaires construiront une grille d’interview commune qui permettra d'inventorier les besoins de développement des connaissances cognitives de l'apprenant en demande et de repérer les appuis environnementaux propres à chaque parcours, en veillant à cibler un panel représentatif de la diversité des dispositifs et des publics afin d'avoir une image la plus exhaustive possible en matière de publics, de processus d'accès, de sollicitations... Il s'agit donc, au niveau transnational, de déterminer les paramètres du panel et de définir les procédures d'approche. Travaux Nationaux –mars 2001 à juin 2001- Présenter, aux partenaires locaux, la grille d'interview ainsi que les modalités et le ciblage du recueil des données (public de faible qualification, parcours scolaire,...). Restituer l'avancée de l'inventaire ainsi que les questionnements au fur et à mesure du diagnostic individuel des situations. Rechercher le fondement des réponses, apportées par les différents acteurs des situations antérieures, qui ont menées à la situation présente. Présenter les parcours et dégager des schémas propices à une exploitation. 2ème Rencontre Transnationale (3 jours) -juillet 2001- Présenter les parcours observés par les trois partenaires européens en réfléchissant au contournement des particularismes liés aux cultures nationales (hors contexte législatif). Dégager des schémas communs nécessaires à l'exploitation conjointe. Structurer les besoins et repérer les ressources à exploiter ou à mettre en oeuvre en vue d'apporter une réponse appropriée. Travaux Nationaux –juillet à octobre 2001- Présenter, aux instances référentes, les schémas concertés des trois pays européens. Imaginer, à l'expérimentation et à partir des situations inventoriées, des parcours individuels d'offre éducative pour les personnes dépourvues de connaissances et de qualifications de base sans pour autant créer de nouveaux dispositifs concentrationnaires. 3ème Rencontre Transnationale (4 jours) -novembre 2001- Définir, dans chaque pays, un nombre d'expérimentations concertées à partir des situations analysées. Prioriser des actions conjointes à mener dans le cadre des expérimentations. Construire une grille de suivi des acquisitions et définir son mode d'utilisation. Recenser les modèles pédagogiques adaptés existant dans chaque pays et travailler à une méthodologie européenne concertée. Pour la 2ème Année (février 2002 – janvier 2003), il s'agira d'expérimenter le service d’information et de soutien dans les trois pays européens en faisant accéder les personnes au dispositif et en construisant des parcours de progression individualisés. Travaux Nationaux -décembre 2001 à avril 2002- Déterminer, pour chaque situation expérimentale, les objectifs à atteindre, le facteur “ temps ” initial nécessaire ainsi que les périodes d'évaluations intermédiaires et de renégociations d'objectifs. Diagnostiquer les pédagogies individualisées nécessaires à chacun des parcours. Présenter la grille de suivi et son développement aux intervenants du partenariat local. Analyser l'avancée des expérimentations menées ainsi que les questionnements au fur et à mesure du réajustement des écarts entre attentes et réalisations. 4ème Rencontre Transnationale (4 jours) -mai 2002- Etudier, au cas par cas, les démarches individuelles des personnes en cours d’acquisitions de connaissances. Analyser l'appropriation entre méthodologies développées et résultats observés. Confronter les modes de validation des acquis en vigueur dans chaque pays et dégager une volonté de politique commune. Travaux Nationaux –juin à octobre 2002- Poursuivre les démarches individualisées en cours d'expérimentation. Reprendre, en terme d’observations, l'ensemble des parcours pour réajuster, s’il y a lieu, les méthodes pédagogiques, voire les supports. Analyser les résultats et structurer les modes d’approches et de développement mis en place au cours de l’expérimentation. Faire le bilan des expérimentations nationales. Dégager les enseignements communs à un certain nombre de parcours individualisés. 5ème Rencontre Transnationale (4 jours) -novembre 2002- Reprendre, en terme de bilan, l'ensemble des expérimentations menées. Dégager les analogies pour préparer une synergie d'actions entre les trois pays européens. Recenser les dichotomies et analyser les réponses apportées à chacune d'entre elles. Travailler à la diffusion des constats en réfléchissant à un mode d'accès facilitateur pour tout autre pays européen qui souhaiterait confronter ses propres observations. Pour la 3ème Année (janvier 2003 – octobre 2003), il s’agira de tirer les enseignements et d’analyser les potentialités d’extension par les différents acteurs : - au niveau d'un réseau national, pour l’Espagne, - au niveau d’un réseau régional, pour la France, - au niveau d’une communauté de communes, pour l’Italie, - au niveau de l’élargissement des partenaires du réseau européen. Travaux Nationaux -décembre 2002 à avril 2003- Diffuser les solutions envisagées, et leurs alternatives, quant aux situations repérées. Travailler à la capitalisation en réfléchissant à un mode d’accès facilitateur pour tout prestataire national qui souhaiterait confronter ses observations aux résultats des travaux menés par le groupe ACRE. Réfléchir à l’initialisation d’un concept favorisant, pour les personnes dépourvues de savoirs basiques, les démarches individuelles d’accès aux propositions de développement des connaissances cognitives tout au long de la vie. 6ème Rencontre Transnationale (3 jours) -mai 2003- Finaliser la mise en place du réseau européen par la définition de ses domaines de compétences. Réfléchir à la conception de la base de données et du réseau télématique. Travaux Nationaux –juin à septembre 2003- Travailler aux propositions d'élargissement du réseau pré-européen. Présenter les futurs outils de communication et recueillir les propositions d’aménagements. 7ème et dernière Rencontre Transnationale (3 jours) -octobre 2003- Labelliser le réseau en terme de produit. Elaborer un plan de communication et de diffusion en 4 langues (anglais, espagnol, français, italien). Tout au long du développement du projet ACRE sur l'ensemble des 3 années, les travaux seront régulièrement assistés, sur les 3 sites et au titre de la consultance, par un universitaire spécialisé en éducation et en ressources humaines, par un expert-ingénieur psycho-sociologue et par une spécialiste en psychologie de l’adulte. Considérant l'origine linguistique des pays partenaires, les travaux seront menés en langue française. Rôles et Missions du Coordinateur et des Partenaires Le coordinateur est, sous couvert du promoteur, le garant de l'avancée des travaux dans le respect du projet qui a été présenté à la Commission Européenne. Le coordinateur permet au promoteur d’assurer l’exécution, la gestion, la réalisation et l'évaluation interne et/ou externe du projet. Il prépare les rencontres transnationales, veille à la participation des différents acteurs en fonction de leur degré d’implication et prépare les rapports d'étapes et final en veillant, tout au long du développement du projet, au respect des objectifs intermédiaires. Dans le cadre du projet ACRE, il organise et participe également à la réflexion territoriale et à l’expérimentation des dispositifs concertés mis en place stratégiquement par la Cellule Technique et entérinés par le Comité de Pilotage. Au niveau transnational : chaque entité sera membre de droit du Comité de Pilotage qui devra entériner, à la fin de chaque session transnationale, les travaux développés dans ce cadre. Il revient également à la charge de chacune des 3 entités partenaires de désigner un réalisateur de projet qui viendra constituer la Cellule Technique et travailler au développement du projet et à la réalisation des résolutions communes. Au niveau territorial : il revient à chaque réalisateur de projet d'opérer la démultiplication locale nécessaire à la réflexion et à l'expérimentation, tant auprès des intervenants que des instances décideurs, et de restituer à la Cellule Technique l'ensemble de ses observations. Promoteur, coordinateur, partenaires, ont tous développé une ou plusieurs expériences de projets européens préalables aux titres de leurs institutions dans le cadre des programmes HORIZON, NOW, YOUTHSTART, INTEGRA, ADAPT, LEONARDO I. Les méthodologies de travail préconisées, la participation aux réflexions, l’élaboration des supports de diffusion, l'organisation de colloques de dissémination, l'implication dans les expérimentations,… sont des pratiques ordinaires communes aux uns et aux autres. Chaque entité étant partenaire à son nom propre (commune, association, fondation), les questions de la diffusion et de la commercialisation des résultats du projet leur appartiennent pour autant qu'il aura été veillé à la garantie de la propriété intellectuelle par la signature préalable d'une convention entre les parties. Le suivi et l'évaluation du projet seront assurés par le coordinateur à qui revient la charge de capitaliser, au fur et à mesure, du développement du projet, les constats, les diagnostics et analyses qui en découlent, les méthodologies d'intervention, le respect des procédures définies conjointement, les réponses apportées par le biais éventuellement de réajustement. L'avancée des travaux pourrait être l’objet d'un bulletin d'informations périodique en trois langues (espagnol, français, italien) qui reprendrait, en terme de réalisations expérimentales, le cheminement lié à l'ouverture du service d'information et de soutien et à l'individualisation des parcours adaptés. Diffusion Dès que l'accord sera signifié, un contrat sur la propriété intellectuelle sera élaboré et signé par les 3 entités partenaires du projet ACRE. Ce contrat reprendra, au titre d'une convention, la définition des parties, la répartition des droits s'il advenait qu'il y en ait, la juridiction concernée ainsi que les conditions d’élargissement auxquelles tout pays européen nouveau devra se référer et desquelles il devra se prévaloir. Chacun des partenaires devra, au regard de la législation en vigueur dans son pays, organiser la mise en conformité de la publication des résultats du projet ACRE quant à la réalisation de la base de données et à la conceptualisation du réseau télématique par la communication des résultats exploités. Chaque partenaire veillera à obtenir, de chacune des personnes concernées par le projet, une autorisation légale de diffusion même s'il sera veillé d'emblée au secret individuel lié à l'identité de chacune d'entre elles. Egalité des chances dans tous les domaines de l'éducation Opter pour l'égalité des chances est une question de respect envers la personne quelle que soit la prévalence de différences mais, également, une lutte contre toute discrimination qui s’affirme par une exigence dans l'égalité des traitements. Les travaux précédents menés avec les partenaires du projet européen ACCES-ARIADNE nous ont permis de confronter les caractéristiques des publics défavorisés, sujets de nos réflexions. Quelles que soient les différences reconnues (sexe, handicap, contexte géographique et/ou situation socio-économique défavorisés), les partenaires sont convenus que ce n'est pas tant dans la typologie des publics que résident les difficultés d'inclusion qu'ils rencontrent tous, à un moment ou à un autre, mais dans leur situation individuelle au regard du faible niveau de leurs acquis scolaires et sociaux. La réflexion et le développement mis en place dans le cadre du projet ACRE permettraient une approche différente, gommant de fait toute discrimination attachée à une différence puisque C'est en terme de parcours individualisé que les réponses seront apportées. Retour |